Peste soit des avares !

COMEDIE GROTESQUE SUR L’AMOUR DE L’ARGENT – Pour l’espace public

Écrite et mise en scène par Anna Cottis
D’après Plaute, Molière et Akhundov

Dossier de présentation

Musique et Chants
Création collective

Chorégraphie
Nelly Quette

Masques
José Luis vivallo

Costumes et scénographie
Héloïse Fournier
Marine Vernhettes

Distribution
Anna Cottis
Lisa Labbé
Léa Loyer
Marc Fernette
José Luis Vivallo

« Un avare ne possède pas son bien, mais son bien le possède. » Bion de Phlossa – poète grec

De Plaute à Louis de Funès, l’Avare nous fait rire depuis 2000 ans. Mais peu de gens savent qu’il fait partie d’une espèce extraterrestre qui cherche à conquérir la terre depuis longtemps! Dans ce spectacle burlesque mêlant musique, masque, acrobatie, et textes inspirés des œuvres de Molière, Plaute et Akhunzadeh, les comédiens emmènent les spectateurs dans un univers fantastique et débridé qui explore cette espèce terrifiante et obsessionnelle que sont les avares.

Un Avare pluriculturel et résolument actuel : Les trois textes sont le point de départ pour une comédie délirante sur l’avarice. Dans chacun des textes, l’avare y est toujours présenté comme perdant, se livrant au bonheur de l’argent aveuglé par son avarice. Mais les provenances de son argent évoluent – chez Plaute, ce sont les dieux qui lui en ont fait cadeaux, pour Molière, ce sont les économies de son commerce, et pour Akhunzadeh, c’est l’évasion fiscale. Parler de l’avarice aujourd’hui, c’est bien sûr parler de notre actualité, des inégalités, des écarts de revenus et de l’argent qui s’est détaché du réel. Le spectacle trouve ainsi une résonance particulière avec notre époque et propose un nouvel «Avare» qui remplit la même fonction que ceux de Plaute, Molière et Akhunzadeh : incarner les tensions sociales pour mieux en rire et s’en libérer.

La mise en scène est gestuelle plutôt que verbal, centrée sur l’action et sur l’acteur plutôt que sur le texte. Avec des jeux de rythme et de geste, les comédiens dessinent et caricaturent les attitudes et les situations de leurs personnages. L’utilisation du masque permet d’accentuer la particularité et l’étrangeté des avares.

L’univers rétro-futuriste du Steampunk s’est présenté tout naturellement. Pour parler de l’argent et des avares, nous avions besoin pour les costumes et les éléments scénographiques, du métal et des engins à vapeur de cette époque aussi décisive pour l’argent, qu’est celle de la révolution industrielle. Le décor est principalement composé d’une machine infernal et d’une roue allemande pour les acrobaties des personnages.

La musique interprétée par les acteurs évolue dans un mélange d’ambiances aux styles et instruments variés : chants polyphoniques napolitains et chiliens, klezmer, cumbia, et créations originales, accordéon, clarinette, guitare, balafon, bodrhan, Hang et percussions.

Dans l’esprit du théâtre circassien et forain, l’espace théâtral est constitué de gradins en hémicycle. Des allers-retours entre l’espace scénique et les gradins permettent d’inclure le public dans le déroulement de l’action.

«De tous les péchés, l’avarice est le plus avantageux ! » Marcel Aymé